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Un Bolero
dominique brun & françois chaignaud
présentation

Spectacle créé les 26 et 27 septembre 2020 à la Philharmonie de Paris

Le boléro est une danse qui apparaît en Espagne au XVIIIème siècle. Bolero doit aujourd’hui sa renommée et sa majuscule, au compositeur Maurice Ravel (1875-1937). Avant de reprendre son autonomie, cette musique avait été composée pour un ballet. En 1928, Ravel et Nijinska – qu’on appelle aussi « La Nijinska » – se retrouvent impliqué·e·s, par leur commanditaire Ida Rubinstein (1885-1960), dans un « ballet à caractère espagnol« . Ravel décide d’orchestrer six pièces extraites d’Iberia d’Albeniz mais un problème de droits va le détourner de son objectif. Et le compositeur s’engage à contrecœur selon ses mots vers « un thème qui ne va pas durer une minute mais que je vais répéter jusqu’à 18 minutes en comptant » qui devient le Bolero. Quant à Nijinska, elle détourne le livret de Ravel qui situe l’action au sortir d’une usine et l’introduit dans une taverne : sur une table, une danseuse danse sous la lampe « devant vingt mâles fascinés par l’incantation charnelle d’une seule femme ».

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Un Bolero que Dominique Brun chorégraphie aujourd’hui, avec et pour François Chaignaud, dérive de ce tout premier Bolero, il s’en détourne aussi. S’il emprunte à la chorégraphie de 1928 la table sur laquelle évolue la danseuse et la basquine de sa robe espagnole, quelque photographies et notes de Nijinska, il convoque aussi d’autres mémoires qui «aiment à chasser dans le noir» : celles de Kazuo Ōno (1906-2010) et de Tatsumi Hijikata (1928-1986).

Dans les années soixante-dix, ces derniers rendent hommage ensemble à une autre danseuse de la même époque que La Nijinska : La Argentina (1885-1960), en déclinant de façon incroyablement inédite l’image iconique de la danseuse de flamenco au plus près d’une « révolte de la chair ». Vêtu d’une longue robe, le danseur alterne tournoiement, staccato du pied, ralenti des bras et du torse, son corps entre en résistance avec la martialité du rythme pour mieux déjouer l’autorité de la musique.

© Julien Benhamou
distribution

l’équipe

Dominique Brun & François Chaignaud
chorégraphie
François Chaignaud
interprétation
Maurice Ravel (version pour piano à quatre mains)
musique
Sandrine Legrand et Jérome Granjon
interprétation de la musique
Romain Brau
costume
Odile Blanchard - Atelier Devineau
scénographie
Philippe Gladieux
lumières
Christophe Poux
direction technique
Mandorle productions (Chloé Perol, Jeanne Lefèvre, Emma Forster)
administration - production
représentations
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co-production & production

co-production
& production

co-productions

Association du 48, Le Volcan – Scène nationale du Havre, Chaillot – Théâtre national de la Danse, Les 2 Scènes – Scène nationale de Besançon, Théâtre du Beauvaisis – Scène nationale, Le Quartz – Scène nationale de Brest, Théâtre Louis Aragon – Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création, Danse de Tremblay-en-France, Ménagerie de Verre, CCN Ballet de Lorraine, La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne, Le Grand R – Scène nationale La Roche sur Yon.

Soutiens

Fonds de dotation du Quartz (Brest).

 

 

Mandorle productions

Mandorle productions est subventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
François Chaignaud est artiste associé à Chaillot – Théâtre national de la Danse, ainsi qu’à la Maison de la danse et à la Biennale de la danse de Lyon.